A Amazon tem boas chances de conseguir desregular o setor bancário
Mar, 12, 2018
O Carrefour tem o seu banco, então porque não a Amazon ? O gigante do e-comércio estará em conversações com vários grandes bancos, entre os quais o JP Morgan, com vista a lançar uma espécie de conta corrente, de acordo com o Wall Street Journal.

 

Amazon a de bonnes chances de réussir à disrupter le secteur bancaire

 

Le mastodonte du commerce en ligne propose déjà des cartes de paiement à ses clients américains, émises par la banque Chase. Avec un compte courant, il pourrait séduire de nouveaux clients, jeunes, sans carte bancaire, et économiser les commissions d'interchange.

 

Carrefour a bien sa banque, alors pourquoi pas Amazon ? Le géant de l'e-commerce serait en discussions avec plusieurs grandes banques, dont JP Morgan, en vue de lancer une sorte de compte courant, selon le Wall Street Journal. Mais Amazon n'aurait pas l'intention de devenir une banque à proprement parler (avec son cortège de contraintes réglementaires et prudentielles).

 

Ce ne serait pas sa première incursion dans l'univers du paiement : Amazon propose déjà depuis un an une carte Visa gratuite, utilisable partout en ligne et au restaurant, aux stations service et dans les pharmacies, à l'international, pour ses clients américains et abonnés à son service Prime. Le logo de la banque émettrice, Chase & Co (filiale de détail du groupe JP Morgan) n'y apparaît même pas.

 

Le cybermarchand a lancé sa première carte bancaire à sa marque avec JP Morgan en 2002 et propose plusieurs cartes offrant des avantages (du cashback de quelques pourcents à chaque achat) et des facilités de paiement. Il essaie aussi de déployer son système Amazon Pay, qui permet de payer avec son seul compte Amazon, sur d'autres sites, aux Etats-Unis et en Europe avec un succès encore mitigé. Il envisage de l'étendre aux magasins physiques, notamment dans ses boutiques bio Whole Foods.

 

Amazon envisage d'aller plus loin et cible les jeunes clients et les populations sans compte bancaire (qui ne peuvent donc acheter sur son site) : la firme de Seattle aurait lancé à l'automne un appel à projets pour un compte chèque hybride aux contours encore flous, JP Morgan et Capital One seraient sur les rangs, selon les informations du Wall Street Journal.

 

Ce partenaire a de quoi inquiéter même ces grands acteurs avec lesquels il discute, de par sa capitalisation boursière de 737 milliards de dollars, soit autant que JP Morgan Chase (394 milliards) et Bank of America Merrill Lynch (329 milliards) cumulés, et sa capacité à investir sur le long terme sans rechercher de rentabilité immédiate.

 

La banque menacée d'être « Amazonisée »?

 

Est-ce « le moment Amazon de la banque » s'interrogent les experts du cabinet de conseil Bain & Company ? Outre-Atlantique, on ne dit plus se faire « ubériser » mais « amazoniser », l'irruption fracassante du géant de l'e-commerce étant redoutée dans de nombreux secteurs comme la santé, la livraison, la distribution alimentaire ou les pièces automobiles, chaque annonce ou rumeur entraînant la chute des cours de Bourse des potentielles victimes.

 

« Amazon a de très bonnes chances de réussir dans le secteur bancaire en disruptant l'industrie comme elle l'a fait dans le commerce de détail » estiment Gerard du Toit et Aaron Cheris de Bain & Co.

 

Une récente enquête  du cabinet américain révélait que 73% des Américains de 18 à 34 ans étaient prêts à souscrire un service financier auprès d'une entreprise technologique et qu'ils jugeaient Amazon et PayPal presque aussi fiables que les autres banques traditionnelles (mise à part leur banque). Bien conscient du caractère stratégique des données bancaires, Amazon a d'ailleurs toujours refusé d'intégrer PayPal comme mode de paiement.

 

Si le compte courant n'est pas forcément une activité rentable, surtout sans frais de tenue de compte, Amazon a déjà l'avantage de ne pas supporter les coûts d'un réseau d'agences et de centres d'appel (environ 40% des coûts des banques de détail américaines selon Bain), tout en disposant déjà d'une large base de clientèle (plus de 300 millions de clients actifs dans le monde). Le géant du Web pourrait aussi recourir à l'assistant vocal Alexa de son enceinte connectée Echo.

 

Accédant déjà à des montagnes de données shopping, Amazon pourrait en savoir encore plus sur les types de dépenses et les comportements des utilisateurs, y compris hors ligne, et conquérir de nouveaux clients. La firme de Jeff Bezos pourrait surtout réaliser d'importantes économies sur les transactions (les commissions d'interchange payées par les commerçants à chaque règlement par carte), en lançant un compte courant. Les experts de Bain ont calculé qu'Amazon pourrait économiser 250 millions de dollars par an de commissions d'interchange rien qu'aux Etats-Unis, en partant de l'hypothèse que 15% des clients utiliseraient leurs comptes Amazon pour payer plutôt que leur carte bancaire.

 

Potentiel de 70 millions de clients bancaires en 5 ans

 

Amazon a le potentiel d'être un « game changer », de changer la donne selon les spécialistes de la banque chez Bain & Company qui projettent que le géant du Web pourrait convaincre plus de 70 millions de clients aux Etats-Unis d'utiliser ses services bancaires dans les cinq ans, soit « autant que Wells Fargo, la troisième banque de détail américaine » ! Ils partent de l'hypothèse, somme toute très optimiste, que la moitié des clients américains du cybermarchand déciderait de souscrire à ce nouveau service financier.

 

« Parmi les principales entreprises technologiques américaines, Amazon est la mieux placée pour réussir dans le secteur bancaire aux Etats-Unis. Elle a une fréquence élevée d'achat et d'examen des interactions avec les clients ; une relation commerciale complète, y compris les données des cartes de crédit ; une présence dans les ordinateurs des consommateurs, les smartphones, les tablettes, les téléviseurs et les appareils audio domestiques ; un excellent service, y compris une excellente politique de retour ; et aucune violation de sécurité majeure jusqu'à présent. Aucune autre entreprise de technologie ne peut prétendre à tous ces avantages » affirment les experts de Bain & Co.

 

Ils imaginent aussi que, « une fois mis en place un service bancaire en co-branding », l'entreprise de Seattle développera progressivement une offre de produits financiers, par exemple de prêt (financement d'achat ou rachat de crédit), de prêt immobilier, d'assurance dommages et habitation, et même de gestion de fortune et d'assurance vie.

 

Dans les pas d'Alibaba

 

Disposant d'une foule de données, Amazon pourrait adresser des offres ciblées en fonction des moments de vie (mariage, naissance, acquisition immobilière) et encore enrichir sa connaissance des clients et des comportements types.

 

La route a été déjà toute tracée par le mastodonte chinois de l'e-commerce, Alibaba, dont la filiale financière, Ant Financial, est d'ores et déjà la première Fintech au monde : elle propose notamment une appli de gestion de patrimoine (Ant Fortune), une banque en ligne pour PME (MYbank) et un service d'analyse de score de crédit (Zhima Credit).

 

En Europe, contrairement à certaines rumeurs, Amazon ne dispose pas d'une licence bancaire  - elle ne figure pas dans la liste des établissements européens supervisés par la BCE, où se trouvent en revanche Orange Bank, Carrefour Banque, la néobanque allemande N26 ou encore PayPal. Elle a le statut d'établissement de monnaie électronique, attribué à sa filiale Amazon Payments Europe immatriculée au Luxembourg. Ce qui lui permettrait de proposer un compte sans découvert à la Compte Nickel mais pas du crédit. Sauf à trouver un partenaire...

 

Por: Delphine Cuny

Fonte: La Tribune, em 6 de Março de 2018

 

 

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