Comissário da Agricultura propõe uma campanha contra a agricultura intensiva
Fev, 15, 2020
O comissário europeu para a agricultura, Janusz Wojciechowski, quer reduzir o impacto ambiental da agricultura intensiva. Com exceção das associações de proteção animal, o seu pedido recebeu uma recepção mista. "No contexto do "Acordo Verde", será absolutamente necessário resolver o problema da criação intensiva de suínos em alguns países europeus, porque a agricultura deve ser sustentável", afirmou o Comissário Polaco. Por: Gerardo Fortuna; Fonte: EurActiv

 

Le commissaire à l’agriculture part en campagne contre l’élevage intensif

Le commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, veut réduire l’impact environnemental de l’élevage intensif. Exception faite des associations de protection animale, sa demande a reçu un accueil assez mitigé.

L’élevage intensif a-t-il vécu? C’est le message qu’a voulu faire passer le commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski. « Dans le cadre du “Green Deal”, il faudra absolument s’attaquer au problème de l’élevage intensif de porcs dans certains pays européens, parce que l’agriculture doit être durable », a affirmé le commissaire polonais.

La France, l’Italie et la Pologne comptent une moyenne inférieur à 80 porcs d’élevage pour 100 hectares de terre agricole. Mais plus au nord de l’Europe, la concentration des animaux sur les élevages atteint des sommets: 452 en Belgique, 473 au Danemark et 690 aux Pays-Bas, indique le commissaire européen sur Twitter.

Concernant l’élevage bovin, les chiffres de concentration sont également très variables en fonction des pays. Pour 100 hectares de terrain, la Pologne, l’Italie, le Danemark et la France comptent respectivement 43, 47, 59 et 67 vaches. Mais en Belgique et aux Pays-Bas, ces chiffres dépassent les 170 animaux.

Réactions mitigées au Parlement européen

La Pologne a bien réagi aux commentaires de Janusz Wojciechowski. La socialiste et eurodéputée Sylwia Spurek indique que la nouvelle politique agricole commune (PAC) devait servir de tremplin et non d’obstacle à la réalisation des objectifs du « Green Deal » européen.

« Il faut tirer un trait sur [les pratiques agricoles] d’aujourd’hui », affirme-t-elle à Euractiv. « Le coût environnemental de l’élevage d’animaux pour la consommation humaine est très élevé et l’on ne peut fermer les yeux sur l’élevage industriel à l’heure d’établir d’ambitieuses politiques climatiques », déclare la parlementaire européenne.

Mais pour l’eurodéputé Renew Jérémy Decerle, éleveur de bœufs charolais en France, Janusz Wojciechowski aurait dû faire preuve de circonspection en présentant ses chiffres.

« Ce problème mérite d’être mieux expliqué et ces chiffres doivent permettre d’ouvrir le débat avec les acteurs du secteur », affirme-t-il. Et d’ajouter que les agriculteurs européens continueront à faire des efforts en matière de bien-être animal, comme ils l’ont déjà fait par le passé.

La Copa-Cogeca, l’organisation agricole de l’UE, s’est également montrée critique à l’égard des déclarations de Janusz Wojciechowski. Pekka Pesonen, le secrétaire général de l’organisation, signale que « la production agricole est complexe et est le reflet de nombreux facteurs locaux, nationaux et historiques. Elle ne peut être résumée ou jugée en quelques tweets ».

Il souligne par ailleurs que le secteur de la production et ses méthodes peuvent avoir un impact positif sur l’environnement et la société. Les différences de production agricole sont le reflet de la diversité de l’UE et « font aussi sa force », défend Pekka Pesonen.

A contrario, les associations de protection animale ont largement adhéré aux propos de Janusz Wojciechowski. L’UE ne doit pas minimiser la souffrance des animaux d’élevage et les protéger, affirme Olga Kikou, cheffe des bureaux européens de l’ONG Compassion in World Farming.

Une foyer de fièvre porcine en Grèce met Bruxelles en alerte

Un foyer de fièvre porcine africaine a été signalé dans le nord-est de la Grèce. L’extension de cette maladie, généralement mortelle pour les porcs, mais sans danger pour les humains, constitue un casse-tête supplémentaire pour les responsables politiques de l’UE.

Les porcs sont fréquemment élevés dans des installations closes et leurs queues, systématiquement coupées. Ces pratiques vont à l’encontre de la directive adoptée à ce sujet par l’UE. Les États membres peinent souvent à faire respecter cette règle, en dépit du fait que ces ablations à vif sont assez douloureuses pour les animaux, précise-t-elle.

Roxane Feller, secrétaire générale du groupe AnimalhealthEurope, qui représente l’industrie européenne des médicaments pour animaux, défend les pratiques d’élevage intensif du bétail, affirmant que les agriculteurs respectent déjà des standards élevés en ce qui concerne la santé et le bien-être de leurs animaux.

D’après elle, les innovations appliquées aux grandes fermes d’élevage intensif ont permis aux agriculteurs d’obtenir un meilleur rendement de la production alimentaire sans compromettre la santé ou le bien-être des animaux.

« Il faut combattre cette idée reçue selon laquelle l’agriculture moderne à grande échelle ne contribuera pas à une Europe durable », indique Roxane Feller.

Des sources de la Commission ont annoncé à Euractiv que Janusz Wojciechowski tirait ses chiffres de statistiques polonaises officielles pour l’année 2018. Les tweets en question, publiés sur le compte personnel du commissaire européen, expriment une opinion personnelle sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur.

Avant de rejoindre la Commission européenne, Janusz Wojciechowski présidait l’intergroupe pour la protection des animaux au Parlement européen. Auparavant, il avait rédigé un rapport sur le bien-être des animaux d’élevage pour la Cour des comptes européenne.

D’autres sources à la Commission précisent aussi que l’exécutif européen s’assurera d’évaluer les stratégies agricoles nationales en fonction de critères environnementaux précis. Ceux-ci encouragent les pratiques agricoles durables comme l’agriculture de précision, l’agriculture biologique, l’agroécologie ou l’agroforesterie et se traduisent par des normes plus strictes en matière de bien-être animal.

Certains États membres utilisent des modes d’exploitation agricole plus intensifs que d’autres, avec un impact variable sur le climat et l’environnement, déclarent ces sources.

Elles ajoutent qu’« il faut garder [ce facteur] à l’esprit et soutenir [les pays] qui en ont le plus besoin ».

Prémices d'encadrement de l'élevage intensif en Europe

L’élevage intensif devrait voir les subventions issues de la Politique agricole commune réduites à partir de 2021. C’est ce que réclamejnt les eurodéputés de la commission environnement.

Por: Gerardo Fortuna
Fonte: EurActiv, em 14 de Fevereiro de 2020
https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/eu-agriculture-chief-under-pressure-over-bid-to-trim-intensive-pig-farming/

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