O protecionismo americano preocupa o BCE
Mai, 14, 2018
O aumento das tensões sobre o comércio de bens e serviços pode comprometer a actual recuperação do comércio e das actividades mundiais, afirmam os especialistas. Ver também: Como a Europa deve responder às tarifas de aço de Trump Trump conduz parceiros comerciais para um jogo perigoso

 

Le protectionnisme américain inquiète la BCE

 

L'intensification des tensions sur les échanges de biens et services risque de mettre en péril la reprise actuelle du commerce mondial et de l'activité, soulignent les spécialistes

 

Les récentes annonces de Donald Trump relatives à la hausse des droits de douane sur l'acier et l'aluminium préoccupent la Banque centrale européenne. L'institution bancaire a examiné les possibles conséquences des tensions croissantes sur les échanges commerciaux pour l'économie mondiale.

 

La politique commerciale américaine angoisse les économistes de la Banque centrale européenne (BCE). La multiplication des décisions relatives aux droits de douane sur l'acier et l'aluminium, et celle concernant le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire iranien ne devraient pas apaiser les inquiétudes qui règnent sur la scène du commerce mondial. Dans son dernier bulletin économique publié le 10 mai, l'institution bancaire européenne rappelle que "les annonces de ces dernières semaines relatives aux droits de douane représentent un risque pour la dynamique mondiale."

 

"Les indicateurs relatifs au commerce mondial, bien que contrastés, font état dans l'ensemble d'un certain ralentissement au début de l'année. En outre, les risques géopolitiques ont entraîné une remontée des prix du pétrole."

 

Lors d'un récent entretien accordé à la télévision allemande, Emmanuel Macron a tenu à rappeler plusieurs principes.

 

"Nous avons des règles, celles de l'Organisation mondiale du commerce, nous devons les faire respecter et les respecter mutuellement", a insisté le président français. "Je crois que l'Europe doit se faire respecter, nous sommes une grande puissance du commerce international"

 

Libéralisation du commerce : un rythme moins soutenu

 

Le rythme de la libéralisation du commerce mondial a ralenti ces dernières années alors que des mesures de restriction ont augmenté en parallèle, selon le bulletin précité. L'économiste Lucia Quaglietti rappelle que le nombre d'accords de libre-échange nouvellement signés a fortement diminué au cours des dix dernières années, "même si les accords récents ont une couverture plus étendue en termes de pays impliqués et de secteurs ciblés". Par ailleurs, l'évolution des taux de droits de douane illustre une légère remontée après la crise de 2008 comme le suggèrent les données de la Banque mondiale.

 

Enfin, les mesures discriminatoires dans les pays du G20 augmentent régulièrement depuis 2012. "Parmi celles-ci, les deux principaux instruments utilisés ont été les mesures anti-dumping et les droits de douane sur les importations, qui représentent environ 30% de l'ensemble des mesures appliquées en 2017". Au final, le ralentissement du rythme des réformes des échanges commerciaux pourrait être l'un des facteurs qui a pesé sur la croissance des échanges commerciaux selon la BCE.

 

Rebond du commerce mondial

 

Malgré ce constat, le commerce mondial a connu un véritable rebond récemment. Les importations mondiales ont augmenté de plus de 5% en 2017, soit 1,4 point de pourcentage au-dessus de la moyenne 2011-2016. Dans une étude publiée à la fin de l'année 2017, l'Organisation mondiale du commerce expliquait que pendant la période d'octobre 2016 à octobre 2017. les membres de l'OMC ont continué à "prendre plus de mesures de facilitation des échanges que de mesures restrictives pour le commerce", une tendance observée depuis quatre ans. Résultat, les échanges commerciaux ont véritablement accéléré entre 2016 et 2017 dans un contexte de reprise mondiale.

 

(ver gráfico em: doc)

 

Des effets modestes mais des risques

 

Les conséquences des décisions prises par Donald Trump sur les tarifs douaniers concernant l'acier et l'aluminium devraient être relativement limitées. Les droits de douane annoncés ne concernent qu'une très faible part du commerce américain et des échanges mondiaux (0,5%). "Leur effet sera probablement modeste" indique la BCE. En revanche, l'organisation basée à Francfort se montre beaucoup plus sceptique sur l'avenir.

 

"Les risques associés à une escalade des tensions commerciales et à une inversion plus large de la mondialisation se sont clairement inscrits en hausse. Cela pourrait affecter les décisions d'investissement au niveau mondial et mettre à rude épreuve la résistance de la dynamique du commerce mondial."

 

L'intensification des tensions sur les échanges de biens et services "risque de mettre en péril la reprise actuelle du commerce mondial et de l'activité" soulignent les spécialistes. Dans le scénario d'une hausse généralisée des droits de douane à l'échelle mondiale, l'augmentation des prix pourrait accroître les coûts de production des entreprises et baisser le pouvoir d'achat des ménages. Cela pourrait également "affecter la consommation, l'investissement et l'emploi. De plus, une montée des tensions sur les échanges commerciaux alimenterait l'incertitude économique, conduisant les consommateurs à reporter leurs dépenses et les entreprises à différer leurs investissements".

 

Dans ses récentes prévisions économiques, la Commission européenne a également alerté sur les risques qui pèsent sur l'activité. Pour le commissaire européen aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici, "le risque le plus grand qui pèse sur ces perspectives optimistes est le protectionnisme [...] il ne doit pas devenir la nouvelle normalité ; cela ne ferait que nuire à ceux de nos citoyens qu'il nous faut protéger le plus.

 

Por: Grégoire Normand

Fonte: La Tribune, em 11 de Maio de 2018

 

 

 

Ver também:

 

How Europe Should Respond to Trump’s Steel Tariffs

 

Whereas the US has apparently abandoned economic logic in its search for quick “wins" on trade, the EU continues to prioritize economic logic above geopolitical considerations. Fortunately, when it comes to steel, there is a way to give Trump his victory that aligns with the EU's economic interests. (…)

The last-minute decision by US President Donald Trump’s administration to delay imposing steel (and aluminum) tariffs on Canada, the European Union, and Mexico for 30 more days will ostensibly give the US a chance to negotiate a longer-term arrangement with its trading partners. What should such an arrangement look like?

Trump is not the first US president to introduce protectionist measures on behalf of America’s steel industry. In 2002, President George W. Bush imposed a number of import restrictions, including headline tariffs of 30% on some steel products. But, even then, more than 70% of steel imports were exempt from any protectionist measures. Trump, by contrast, proposes measures that will affect the entire steel sector. (…)

(…)

By contrast, the Trump administration’s desire to protect the (now profitable) domestic steel sector reflects a belief that free trade, in general, has benefited others at the expense of the US. And the US under Trump has little regard for WTO rules.

To be sure, the Trump administration has attempted to ensure that its tariffs do not directly defy those rules, by asserting that they are aimed at protecting national security – an objective that the WTO recognizes as a valid reason to protect domestic industries. (…)

(…)

(…) the US is now asking its allies, including the EU, to limit their steel exports to the US. The problem is that WTO rules do not allow these so-called voluntary export restraints.

This puts the EU in a quandary. It has threatened to impose countervailing measures if the US follows through with its tariffs. But these measures might not be legitimate, if a WTO panel finds that the US has the right to determine that its national security justifies steel tariffs. Yet, if the EU bows to US demands for “voluntary” limitations on its steel exports, it might also violate its WTO obligations. (…)

 

Por: Daniel Gros

Fonte: Project-Syndicate, em 8 de Maio de 2018

 

 

Trump Tricks Trade Partners into Dangerous Game

 

Donald Trump has issued a new ultimatum in his tariffs dispute with the European Union. Although his strategy may appear erratic, it has its own logic. Things could get dangerous if the EU decides to play his game. (…)

Donald Trump is extremely familiar with gambling. Before becoming the president of the United States, Trump was a real estate magnate with casino properties in gambling cities like Atlantic City, Las Vegas and elsewhere. And he's never dropped the gaming mentality. Indeed, playing his foes against each other is what got him into the White House in the first place. (…)

(…)

Trump already abandoned the playing field of the World Trade Organization (WTO), with its clear provisions for tariffs and procedures for resolving disputes, back at the end of March. At the time, he threatened the European Union and other trading partners with high tariffs on steel and aluminum if they didn't voluntarily reduce their exports to the U.S. He issued an ultimatum, which he extended by a month this week. (…)

(…)

As erratic as all that may seem, it would be inaccurate to view Trump's activities as irrational. Economists often use game theory to explain why countries sign trade deals and establish rules -- and why they then break them. It can also be used to explain Trump's behavior. "Trump's economic premises may be wrong, but going by his own logic, he is playing the game skillfully," says Christian Rieck, a game theory expert at the Frankfurt University of Applied Sciences. (…)

(…)

The sources of the trade deficit are varied and complex, but Trump is intent on addressing the problem primarily via trade policy. He wants to force his partners to lower import tariffs for products from the U.S. or to limit their exports to America through quotas. To achieve that, Trump is sowing discord among trading partners and he is attempting to negotiate bilaterally, thus undermining the WTO.

From his perspective, Trump has already scored some preliminary victories. South Korea and Argentina have announced they will limit their steel exports to the U.S. while Australia and Brazil could soon follow suit. For its part, the EU is divided over how it should proceed with Trump -- with Germany and France, in particular, proving difficult. Chancellor Angela Merkel and President Emmanuel Macron represent different interests, something that even German members of the European Parliament find irksome. (…)

(…)

Even if Europeans make an honest effort to demonstrate unity against Trump, the cracks in the façade are visible, especially the differences between France and Germany. The German government has signaled a willingness to accommodate the U.S. by expressing a readiness to talk about the level of the import tariffs on American cars that Trump is lamenting, but the French are not. The reason for the difference is that the automobile industry, and particularly the U.S. automobile market, is of significantly less importance to France than it is for Germany.

The French government also fears a comprehensive restructuring of the trade relationship between the EU and the U.S. Germany, on the other hand, supports reintroducing a stripped-down version of the Trans-Atlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), the failed free-trade agreement between the EU and the U.S. (…)

(…)

It's possible that the three major economic blocks are cautiously approaching a new trade system that would not be based first and foremost on a global treaty like the WTO, but on bi- and trilateral deals.

 

Por:  Martin Hesse, Peter Müller e Christian Reiermann

Fonte: Spiegel online, em 5 de Maio de 2018

 

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